Le métier de formateur, un métier en tension

Le métier de formateur, un métier en tension

Les formateurs et animateurs de formation continue font partie des 75 « métiers en tension » identifiés par le ministère du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion dans la liste transmise récemment aux partenaires sociaux. Métier de formateur en tension : analyse des indicateurs  et disparité géographique… 

Définition de métier en tension

On parle de “métier en tension” lorsque les employeurs rencontrent des difficultés pour pourvoir les postes. Ainsi, un métier est dit en tension quand les offres d’emploi émises sur le marché du travail sont supérieures aux demandes exprimées par les personnes cherchant à s’insérer.

Les tensions sur le marché ne cessent d’augmenter et concernent plus d’un métier. En effet, « en 2019, les tensions sur le marché du travail augmentent pour la quatrième année consécutive, atteignant leur plus haut niveau depuis 2011» affirme les derniers travaux de la Dares et de Pôle emploi. Les métiers dans le secteur du batiment et le secteur de l’industrie révèlent des tensions particulièrement fortes. Parmi les 75 métiers en tension listés par le ministère du Travail, apparaît le métier de formateur. Celui-ci englobe les métiers de « Formateurs et animateurs de formation continue » et de « Moniteurs d’école de conduite ». 

Formateur, un métier en tension

Des indicateurs en tension pour le métier de formateur 

Pour chaque métier, neuf critères peuvent expliciter les tensions au niveau des recrutements. Avec un effectif moyen de 122 367 emplois salariés sur la période 2011-2019, le métier de formateur apparaît comme fortement en tension (indicateur 4 sur une échelle de 5). En effet, le niveau de tension élevé des intentions d’embauche (4 sur 5) caractérise en partie cette tension du métier. Plus l’indicateur est élevé, plus le nombre de recrutements (par rapport au niveau d’emploi) est important. On note également un manque de main d’œuvre disponible (3 sur 5). De plus, selon l’étude les formateurs sont confrontés à une certaine précarité (« non-durabilité de l’emploi », qui renvoie au nombre de postes proposés en contrats courts ou à temps partiel) indicateur de 3 sur 5. 

Une disparité géographique marquante 

Selon les métiers, les tensions diffèrent parfois suivant l’échelon géographique et c’est le cas pour le métier de formateur. Au niveau national, la tension et les difficultés de recrutement en 2019 chez les formateurs sont élevées mais disparates selon les départements. Les zones rouges en tension représentent une offre élevée et peu de demandes. Parmi les départements en tension élevée : le Var, la Manche, la Dordogne, la Vendée, une majorité de la région de l’Auvergne-Rhône-Alpes, etc…

Des disparités géographiques et plus particulièrement départementales. À titre d’exemple, deux inégalités marquantes scindent la Corse. D’une part, la Haute Corse représente une faible tension du métier. Tandis que la partie la Corse du sud présente une tension élevée. Les inégalités nationales se font ressentir avec une majorité de tension et tension élevée pour la côte est. Tandis que la côté ouest présente des niveaux de tension disparates allant de régions sans tension à des régions à tension élevée.

* Le ministère du travail précise « les zones grisées correspondent à des situations où les effectifs sont trop faibles pour mesurer la tension »

Études et statistiques – DARES

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